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Ternoise livre 2025, Les abris du don, dons et recyclages de proximité sans intermédiaire

Découverte du pharaonique concept supermarché inversé de Vayres en Gironde & autres propositions sur la gestion des déchets
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Les abris du don : dons et recyclages de proximité sans intermédiaire
Découverte du pharaonique concept supermarché inversé de Vayres en Gironde & autres propositions sur la gestion des déchets
Stéphane Ternoise
Avec le portail historique Je Te Donne
http://www.jetedonne.com

Abris du don ? Contexte et principe

Les communes doivent assurer collecte et traitement des déchets ménagers, directement ou en transférant leur compétence à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) ou à un syndicat mixte. (article L. 2 224-13 du Code général des collectivités territoriales) Un sujet très consensuel... dans le microcosme politique. Comme si à chaque échelon, majorité et oppositions se partageaient un gros gâteau ! Ou, tous formatés au même matérialisme, nul ne voit comment faire autrement et le secteur ne semble pas suffisamment noble pour espérer gagner des voix par la polémique… Et vous, payez, triez comme exigé, déposez où nous l’imposons !
L’absence d’abris du don ne se remarque pas en France. Nul ne la déplore. L’idée ne circule même pas. Le recyclage, la réutilisation, le don, sont encouragés. Mais encadrés. À condition de passer par des "structures agréées". Donnez ! Donnez ! Ce qui est donné doit créer de l’emploi, de la croissance… Revendu, au moins à bas prix. Si possible, pour certains recycleurs auréolés du label économie solidaire, très cher. Certes aussi parfois distribué lors d’opérations de "charité", à un public remplissant le bon dossier, acceptant un suivi, un fichage… et l’insipidité du cadeau. Les restes.
Néanmoins, quand la pratique demeure possible (place, absence de caméra…) des administrés déposent à côté des bacs des objets en plus ou moins très bon état, des cartons remplis d’habits, vaisselle, jouets, doudous ou livres...

Triez pour faciliter le travail des collecteurs et "faire baisser les coûts" d’envoi aux usines de recyclage (naturellement, plus les structures des collectivités territoriales amplifient leur mainmise, taille, communication, leurs activités annexes, domaines de compétences, charges fixes, plus la redevance augmente).
Donnez ! Ne jetez pas systématiquement dans les poubelles où quasiment tout se dégrade, brise, détériore… Officiellement les élus nous encouragent à réduire nos déchets. L’observation nous incite à préciser "ceux non rentables pour les circuits contrôlés par les politiques".

Suivant les sources, "nous produisons", déversons, laissons, jetons, dilapidons, de 582 à 615 kilos de "déchets ménagers et assimilés" (DMA) chaque année. La cour des comptes précise en 2023 « dont la moitié non triée, soit 249 kilos d’ordures ménagères résiduelles – OMR. »
Ce rapport constituera un point d’ancrage officiel. Nous reprenons déjà les premiers termes « Le cadre législatif et réglementaire français de gestion des DMA a été profondément révisé depuis 10 ans en vue d’instaurer une économie dite « circulaire », qui considère les déchets comme des ressources réutilisables et hiérarchise leurs modes de traitement dans l’ordre préférentiel suivant : prévention, réemploi, recyclage, valorisation énergétique, incinération sans valorisation énergétique et enfin, stockage en décharge. »
Pour nous situer au sommet de notre possible : le réemploi. Avec en bonus, un peu de prévention par un appel à vivre de peu, et même moins, sûrement l’unique manière encore en notre pouvoir de ne pas participer au saccage général. Même si les lois nous contraignent de plus en plus à accepter de fournir notre quota de dévastations. Le paragraphe suivant, nous nous l’approprions en partie :
« Cette orientation est d’autant plus nécessaire que 80% des ordures ménagères résiduelles pourraient faire l’objet d’une valorisation adaptée à leur nature si elles étaient triées par les usagers et orientées vers des filières de traitement spécifiques. »
En considérant les abris du don situés avant la première des filières de traitement spécifiques. Au tout premier niveau, celui permettant même d’économiser les frais, et la pollution induite, du transport. En ajoutant notre petit slogan : l’inutile de l’un peut servir au voisin !

Officiellement, 20 milliards d’euros sont « consacrés à la gestion des déchets, soit 33% des dépenses totales de protection de l’environnement en France et 0,8% du PIB. » Soit 300 euros par habitants. Une moyenne annuelle naturellement.
En observant les poubelles locales, la valeur des déchets semble manifestement supérieure au coût de ce traitement. Mais naturellement chaque kilomètre de déplacement accroît la "déperdition de valeur", parfois le premier choc du dépôt suffit.

Pourtant, les contribuables paient sans rechigner. Et même s’il est proclamé, le principe du pollueur-payeur (« article L.110-1 du Code de l’environnement, les pollueurs doivent supporter les coûts engendrés par la pollution résultant de leurs propres activités, y compris le coût des mesures prises pour prévenir, combattre et éliminer cette pollution, et les coûts liés à la réparation. ») les plus pauvres, aux rejets faibles, acceptent un montant similaire à celui des riches gros consommateurs. (naturellement, l’article L.110-1, c’est du pipeau, de l’affichage, pourquoi serait-il appliqué aux déchets quand les agriculteurs continuent impunément de déverser pesticides et nitrates, le « Service Public » actant « L’eau de pluie collectée n’est pas potable, car elle est contaminée chimiquement (pesticides dans la pluie, métaux ou amiante présents sur le toit). »)
Aucun bonus écologique pour les administrés au solde négatif, par une récupération, dans les bacs, plus importante que les dépôts.
« La taxe d’enlèvement des ordures ménagères, modalité de financement largement dominante, n’a pas de lien avec les quantités de déchets produits par les usagers et ne présente donc pas de caractère incitatif sur l’évolution de leur volume. »
Rapport Cour des Comptes 2023
C’est ainsi. Pourtant, il pourrait en être autrement ! Il serait facile de réduire le tonnage transporté ! Ah bon ? Vous rêvez, sinon nos dévoués élus s’empresseraient de s’approprier l’idée ! Au-dessus de leur volonté de réduire "les déchets" trône leur obsession de la croissance. Surtout ne rien faire qui puisse en amputer même un dixième de point. Saccager, détruire, reste bon pour l’économie matérialiste à la vision à court terme ! Déchets gérés, du neuf acheté. L’exemple du carton, des enveloppes à bulles, apparaît le plus visible. Chaque jour dans les poubelles ils se salissent, détruisent, et des voisins en achètent, pour des envois ou déménagements. Mais si vous réutilisez les cartons, vous allez ruiner les entreprises du secteur, à soutenir pour leurs efforts de recyclage, et la Poste ! Obsession de la croissance à laquelle s’ajoute désormais la volonté, manifeste, de préserver le gros gâteau des doubles revenus des déchets, par les administrés et les industriels recycleurs.

La proposition : partout où est organisé un ramassage par points de collecte, dans les zones rurales le plus souvent, ajouter un abri du don le plus près possible des containers. Là où les poubelles sont ramassées en porte à porte, un abri du don par quartier permettrait d’obtenir un résultat similaire.
Il ne s’agit naturellement pas d’ériger de grands bâtiments via un marché public, pour dépenser de millions d’euros quand des associations pourraient se charger de la réalisation, avec des matériaux de récupération ou à faible coût. Mais l’explication, lancée en 2020 dans ma commune nouvelle, ne s’est naturellement pas concrétisée. Fortes résistances. Euphémisme. Pas un mot dans leurs médias !
Pourquoi une idée pratique ne suscite aucune réaction ? Je ne peux, en plus, nullement imaginer avoir été le premier ni le seul à la penser. Car les installés n’y voient aucun intérêt, pour eux.

Naturellement, le refus, si le concept sortait de ce livre, serait motivé par des raisons présentables, dites de bon sens ! Vos abris constitueraient des dépotoirs, des zones d’insécurité, de grands n’importe quoi, des déchetteries sauvages, propices au développement de mini mafias d’accaparement des objets de valeur. On peut en sourire, en observant l’état de décharge sauvage de nombreux points de collecte.

Quant à l’inquiétude sur l’appropriation des biens en libre accès, elle nous entraîne à nous questionner sur la situation actuelle : qui s’approprie les plus belles pièces ? Je ne suis pas choqué par la récupération par des voisins ou même des "gens de passage" (on peut se demander si une "tournée des poubelles" n’est pas effectuée par certains ou l’utilisation de déplacements nécessaires pour s’arrêter à quelques points stratégiques) ni par la mise à l’avant du camion d’objets par les agents du ramassage (je l’ai vu, inutile de préciser où).
Quant à ce qui "arrive à destination" ? Le cynisme républicain matérialiste pourrait prétendre les élus légitimement prioritaires, en arguant de la disparition du bon plan des historiques enveloppes de parents désireux d’exempter du service militaire un fils ou celles pour obtenir la suppression d’un PV (aucune affaire d’enrichissement n’a éclaté sur ces abus pourtant indéniables, ces utilisations de la fonction non pour élaborer des lois justes pour tous mais pour les violer ; il reste peut-être des passe-droits distribuables ? L’usine à gaz des "marchés publics" doit bien permettre quelques détournements, sinon les responsables refuseraient des coûts disproportionnés d’avec la réalité ; avouons-le, nous ne croyons pas en l’honnêteté de l’ensemble des "serviteurs de l’intérêt général", pour ne pas généraliser)

Alors ? Un bâtiment structuré, avec des casiers, des espaces par domaine… et séparé en deux (en trois si possible), avec ramassage par les camions traditionnels de la partie non récupérée la semaine précédente. Un minimum de véritable bon sens répond à l’ensemble des objections.

Nous ne visons nullement à remplacer la gestion actuelle par cette proposition, et quelques autres liées (il semble naturel de saisir l’occasion de cet exposé pour reparler des restes alimentaires, de manière quasi incroyable, insensée, indigne, on lit l’officiel « en 2021, 8,8 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits en France, soit 129 kgs par personne »). Nous fournissons juste une solution pour réduire le tonnage géré. Cette volonté prétendue de l’ensemble des acteurs du secteur ! On peut le faire ! We can do it, comme l’expriment peut-être nos endimanchés.

Aucune utopie sur les résultats : cette révolution n’entraînerait pas un dépôt dans ces abris de l’ensemble du réutilisable. Pour certain-e-s cette pratique restera intolérable ! Ils ont payé pour l’acquérir cet objet, il ne les intéresse plus, ce serait insupportable qu’un autre en bénéficie, ils le fracassent avant de le jeter ! Cela encouragerait la paresse pardi ! Alors que nous voulons une France au travail. Il y aurait des abus, certains préféreront se servir que travailler. Ajoutez aux aides sociales, ces fainéants gagneront plus que les travailleurs… Cette idéologie d’empêcher les plus pauvres de se servir, pourrait-elle constituer, finalement, l’une des raisons essentielles pour expliquer l’absence d’abris du don, et d’autres mesures récentes ?

Les poubelles constituent désormais un secteur entre les mains des politiques, des collectivités territoriales, avec une gestion sous leur responsabilité, leur pouvoir, l’occasion d’obtenir des fonctions de notables (et des euros supplémentaires) et, disons peut-être, en osant douter des procédures de recrutement, des emplois à distribuer aux proches et inféodés… Et de généreux budgets de frais généraux et communications, sur lesquels les citoyens ne semblent guère s’interroger.
Pour éclairer le contexte, du fonctionnement et des non-dits, nous décortiquerons la situation lotoise, son Syded, Syndicat Départemental pour l’Élimination des Déchets (Ménagers et Assimilés). Une indéniable réussite politique. Résumée par leur présentation « Alors que le Syded n’était qu’un concept en 1996, avec une poignée de femmes et d’hommes les premières années, l’effectif est d’environ 300 emplois, dont la plupart en CDI. » Selon leurs chiffres 2025 :
- 1er site pilote en France (en zone rural) ;
- 200 000 usagers (160553 habitants INSEE 2014, 202619 habitants DGF 2009, population totale + résidence secondaire) ;
- 7ème département le plus performant (tri emballages) de France ;
- + 100 kgs de déchets recyclés / habitants ;
- 1er département de l’Occitanie pour ses résultat de tri des emballages en 2015.
Administré lotois, depuis 1996 justement, ce choix du département témoin s’impose donc. Il vaut toujours mieux causer du vraiment connu. Qui plus est « en 2014, le Lot s’est engagé avec le Syded pour devenir un Territoire Zéro Gaspillage Zéro Déchets. » Nous nous permettrons même de feuilleter leurs conseils pour voir s’ils sont adaptés ou se limitent aux évidences.

Tout ce qui peut entraîner une réduction des revenus "faciles" de ce nouveau business politico-social est combattu. De manière plus ou moins frontale, avouée ou détournée. Il est toujours préférable pour des élus de prétendre agir pour le pouvoir d’achat des contribuables et non pour leurs propres intérêts.
Ainsi le 27 septembre 2023, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, a enterré, à Nantes, lors des Assises des déchets (ce fut le nom utilisé), le projet de consigne sur les bouteilles en plastique.
Ce qui fut considéré par les médias des installés comme une excellente nouvelle pour les collectivités locales… pour le pouvoir d’achat des consommateurs et pour l’environnement !
L’association Intercommunalités de France triomphait « La mobilisation des élus locaux a payé, cet abandon d’une fausse consigne contre-productive est une victoire pour le collectif unitaire d’associations d’élus qui n’a eu de cesse de faire des propositions argumentées ces derniers mois. »
Environ 340 000 tonnes de bouteilles en plastique sont vendues chaque année en France, seulement 50% recyclées. En Allemagne, où depuis 2003 des machines collectent dans les supermarchés les bouteilles en plastique et verre, 98,5% recyclées. Donc naturellement les lobbys français ont raison ! Car il vaut mieux pour les collectivités territoriales obtenir les revenus de 50% des bouteilles en plastique et 86% de celles en verre, que de laisser s’installer un système indépendant où près de 100% seraient recyclées.
De consignation du verre, même pas question ! Oh puissance du lobby. Seulement 86% récupéré et en plus, quelle catastrophe la gestion par bacs où régulièrement des cartons sont déposés, par exemple car l’ouverture n’est pas assez grande pour balancer l’ensemble dans le trou (selon un type indubitablement moins pressé au moment de picoler). Sûrement d’autres raisons. Comme les bacs pleins. Le coût de la collecte étant déjà faramineux on comprend l’absence de passage au signal du débordement.

Ternoise livre 2025, Les abris du don, dons et recyclages de proximité sans intermédiaire


Les abris du don : dons et recyclages de proximité sans intermédiaire
Découverte du pharaonique concept supermarché inversé de Vayres en Gironde & autres propositions sur la gestion des déchets
Stéphane Ternoise 2025

Table

10 Abris du don ? Contexte et principe

29 Le supermarché inversé ?

38 Conseils du père Miquel & améliorations de Ternoise

60 Boîtes à livres... la lutte contre le don s’organise

66 Les recycleurs officiels, labellisés solidarité et la déontologie à géométrie variable

75 Les vices et les vertus justement récompensés ?

77 Le Lot Territoire Zéro Gaspillage Zéro Déchets, vous plaisantez !

80 Don, charité et croissance

81 La censure est une réalité en France mais interdit de la dénoncer

83 Emmaus macronisé, l’abbé Pierre satanisé

97 L’absence d’abri du don à Montcuq en QB : un choix des élus de la liste unique

99 Les abris du don, quelques rayons

105 Vivre de peu

106 Collection L’Espoir enchaîné

108 Mentions légales

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