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Concours pour écrivains Amazon : Plumes Francophones 2020 à découvrir

Malgré tout, 7 ans après mon 6e roman, voici le 7eme.
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Une vidéo et une page :

XXVI

La décision du Président d’abolir la propriété individuelle a suscité de nombreux commentaires, des débats. Comment l’homme de la France d’en haut, la grande fortune toujours du côté des intérêts des plus aisés, les aidant à accaparer jusqu’aux miettes des besogneux, amplifiant encore la pression sur les déclassés, a-t-il pu prendre une telle décision ? A-t-il reçu la grâce, s’est-on demandé sous une apparence de plaisanterie ?
Même si l’homme déplaisait forcément à une grande partie du pays, nous ne pouvons lui dénier sa profonde capacité d’entendement. Quand il n’y a qu’une solution, il est inutile de tergiverser, de la repousser, et il savait la prendre, même si elle lui répugnait viscéralement.
Les pauvres constituaient pour lui « une autre espèce. » Il ne pouvait pas les comprendre car il ne voulait surtout pas les voir. Pourtant il a su, dans ce message, les considérer comme ses frères.

Il s’agit de la première catastrophe où les riches furent proportionnellement les plus touchés. Il existait des bureaux aux ascenseurs réservés à l’élite, comme les salles à air conditionné véritable. Les subalternes devaient utiliser les escaliers. Les climatiseurs des pauvres n’étaient qu’une ventilation dont les filtres à particules constituaient des passoires, quand ils n’étaient pas totalement déchirés. L’espérance de vie des riches dépassait d’une décennie celle des déclassés.
Les pauvres pouvaient accéder aux salles de décontamination collectives mais seule la classe supérieure en disposait à domicile.
En abolissant une propriété individuelle de toute manière devenue impossible à gérer, notre grand rusé a réussi un coup de maître. L’homme qui se souciait des pauvres comme de son premier cactus, se positionnait en « père du peuple. » Fin stratège, notre autocrate a compris la nécessité d’être aimé du plus grand nombre. Et même vénéré.

De toute manière, que restait-il de la valeur de logements devenus invivables ? Quant aux gros propriétaires terriens, ils résidaient le plus souvent en ville, passant sur leurs terres uniquement quelques jours de distraction. Ceux qui y sont retournés, personne ne les a délogés, même s’ils ont dû accepter l’arrivée de citadins. Les plus malchanceux sont tombés sur un potentat dont la famille avait conservé les anciennes armes, ils furent réduits à un véritable esclavage, condamnés à un travail de bagnards en contrepartie d’une maigre pitance et d’un logement spartiate. Nous éprouvons encore de vives inquiétudes pour la vie quotidienne en certains territoires.

Il ne s’agissait donc pas d’une « rupture idéologique » mais d’une assimilation de la « nouvelle donne. » Une continuité, l’éternelle manipulation. N’oublions pas qu’il avait été élu par les plus pauvres et réélu après un mandat où il avait encore réussi à les affaiblir, les appauvrir, les réifier. Ainsi, durant ce premier mandat, l’espérance de vie des plus riches a augmenté de dix-huit mois et celle du troupeau baissé de cinq. Ces chiffres n’étaient naturellement pas divulgués dans les médias, où l’on parlait d’accroissement continue de cette espérance mais le maître s’en délectait, comme lors de l’université de rentrée du CMM, huit jours seulement avant le jeudi noir, où il fut acclamé, « l’homme qui sait défendre nos intérêts, notre santé, et préparer l’avenir. »


Je traverse le pont, vérifie l'absence d'humains à proximité, retire le masque et vous parle de ce roman...




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